La plupart du temps, elle commence à l'adolescence. C'est une maladie extrêmement grave qui touche 1% de la population.
La schizophrénie a une forme aigue : bouffée délirante aigue, le malade et incohérent, il croit à ce qu'il dit et y adhère. Rires immotivés, propos non en accord avec ses émotions, accompagnés de troubles du comportement où le sujet se met en danger. Il est rare que cet épisode ne soit pas suivi d'une profonde dépression.
Deuxième manifestation aigue : brises d'agitations et de destructions, crises où la personne perd le contrôle d'elle même. Elles apparaissent sans raison, brutalement, sorte d'explosion. La particularité de ces sujets est de s'isoler de plus en plus, ils font peur à l'entourage par la colère et la violence.
Troisième point : état d'excitation, projets grandioses, familiarisation surprenante.
Modes d'entrée : insidieux, retrait psychique, petit à petit le sujet est désinvesti. Ce sont des adolescents qui ne veulent plus voir personne. Etats dépressifs atypiques, plus goût à rien, fatigués, plaintes somatiques permanentes.
Période d'état, lorsqu'elle est déclarée
Les symptômes négatifs, la dissociation
Dissociation du langage, le sujet devient propriétaire de son propre vocabulaire. Ils ne sont pas dans la relation.
Une des caractéristiques de la dissociation est l'autisme, ce qui signifie des préoccupations essentiellement tournées vers soi. Monde intérieur, néglige la réalité, les relations avec les autres.
Ambivalence du schizophrène : Exprimée par des actes, par exemple : Incapacité d'entrer dans une pièce. On le retrouve également dans le langage, il nous dit une chose et immédiatement son contraire. Ex, il ri en énonçant le décès de son père.
La bizarrerie : Bizarres dans leurs expressions, paroles, leurs comportements. On a l'impression qu'ils sont toujours à côté.
L'hermétisme : Pensée impénétrable, illogique, on ne comprend rien (= dissociation du langage).
Le détachement : Détachement de la réalité. Il paraît n'être concerné par rien. Des événements important ne vont pas l'affecter alors que des détails minuscules seront présents.
Les symptômes positifs
Le délire paranoïque : Délire mal organisé, peu compréhensible (-> Fou). Il n'a aucune plausibilité apparente. Le schizophrène n'a que très peu l'idée de ce que l'autre va penser de lui -> Autisme. Délires fragmentés dans lesquels des termes divers sont mêlés, hallucinations auditives, verbales...
Les sous-types de la schizophrénie
Dans le DSM-IV, ils visent à décrire de manière précise l'hétérogénéité des tableaux cliniques. Les sous-types sont définis par le tableau clinique observé pendant l'épisode le plus récent.
- Le type catatonique est organisé dès que les symptômes catatoniques sont nets, indépendemment du reste du tableau clinique (catatonie : attitude psychomotrice constituée essentiellement par l'inertie et le négativisme vis-à-vis du milieu extérieur et, accessoirement par des actes paradoxaux, des attitudes, des gestes, des paroles bizarres et des stéréotypies)
- Le type désorganisé : son diagnostic requiert la présence de trois caractéristiques : discours désorganisé, comportement désorganisé et affects inappropriés
- Le type paranoïde requiert la présence d'idées délirantes et d'hallucinations marquées, l'absence de symptômes catatoniques, d'un émoussement affectif, d'un discours et d'un comportement désorganisé.
Les causes de la maladie
Travaux de type biologique : La schizophrénie reste une énigme génétique car son incidence est toujours la même (1% de la population).
Psychologiques et psychopathologiques : Détachement de la libido des objets sur le sujet lui-même, monde qui se réduit à soi-même. Travaux sur les familles et leur organisation familiale. On a décrit des mères de schizophrènes, des pères trop autoritaires ou trop soumis par la mère. Approche familiale systémique de ce type de famille, l'idée est de considérer la famille comme un système relationnel plus ou moins fermé qui défend l'homéostasie (sa stabilité). Le patient est l'expression de la maladie du système. Consiste à donner des ordres ineffectuables à ces enfants : 'Sois spontané'.
Cette approche a donné lieu à un certain nombre de traitements. Il est essentiel de lutter contre l'autisme (signe de fond de la maladie) -> Neuroleptiques qui agissent sur les neurotransmetteurs et qui ont une action anti psychotique, limite les hallucinations, le retrait du patient ; et augmente le contact.
Il existe et doit exister un traitement psychothérapique large, traiter la relation du schizophrène à l'autre. Thérapies familiales, maintenir les liens. Traitement au long court, même à vie. Préserver au maximum les liens sociaux (hôpitaux de jours, liens scolaires, formation professionnelle...), une certaine autonomie (AAH, mesures de protection...).
=> Ce type de patient est mieux soigné -> Suicide du schizophrène, ils vont mieux puisqu'ils réalisent la gravité de la pathologie.
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